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Sagawa disait:  » Faites shiko dix mille fois par jour »

A la première approche, le chiffre impressionne. Au bout d’un certains temps, quelques interrogations surgissent.
C’est quoi au fait un shiko? Et duquel shiko, parle-t-on?

Shiko, exercice des lutteurs de sumo consistant à lever les jambes alternativement sur le côté puis de frapper le sol. En martelant le sol des pieds, pour le renforcement des muscles de jambes et à la construction des hanches.

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D’après Kimura, dans son article paru dans Hiden en juin 2008 , la différence entre le shiko de sumo et le shiko de Sagawa ne se situe pas seulement dans la sensation d’équilibre lorsque qu’on lève la jambe haut, mais attache de l’importance au fait de poser le pied jusqu’au bout.

La façon de Sagawa semble privilégier l’équilibre de la posture on faisant tomber le corps de façon à fouler le sol du pied (sans étirer le genou).

sagawa shiko paru dans HIDDEN magazine

La façon d’Akuzawa, car c’est celle qui m’intéresse, semble combiner les deux. Semble travailler sur l’équilibre en insistant sur « la réception » du pied.
Je dois avouer qu’ici, je pêche par une ignorance de taille.
Sagawa à précise que:  » Le Shiko, ça tombe depuis le bout des orteils. En faisant tomber depuis les talons, on prend une mauvaise habitude. »

Ce qui me fait penser, à la façon de faire de Tokitsu.
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Quoi qu’il en soit, le tanren consistant à une exécution de shiko, mille fois d’effilé, semble être très préoccupant à plusieurs niveaux:
– par la durée
– par la façon de faire
– par l’intensité qui en résulte (le premier étant indépendant des deux autres)

Ma compréhenssion du moment me fait pratiquer le shiko d’aunkaï de la façon suivante:

Le Shiko développe la séparation des 3 axes (milieu, droit, gauche), ainsi que le transfert du poids et assure l’unité du corps.

shiko anatomie

Je me rappelle des consignes d’Akuzawa sur la manière de tendre, d’étendre le bras sur le côté. En fait, il s’agit plutôt d’aller chercher quelque chose (intention) ce qui fait basculer le tronc latéralement.

Dans le Shiko, l’inclinaison du tronc ajoutée à l’abduction du bassin exerce une pesanteur sur le membre inférieur, donc l’effort des muscles abducteurs est intense.
Le tronc incliné, n’étant plus en équilibre sur les membres inférieurs, tend à se fléchir latéralement; l’effort des muscles latéraux du côté de la jambe soulevée est donc augment pour deux raisons: le poids de la jambe fixée au bassin tend à entraîner le bassin de son côté opposé. Les muscles fléchisseurs latéraux du tronc sont ainsi sollicités par des actions opposées tendant à écarter leurs points d’insertion. Ils doivent se contracter d’avantage pour résister à l’allongement. Plus la jambe s’élève plus est grand le bras de levier de la résistance représentée par le poids de la jambe et plus l’effort musculaire opposé à cette résistance augmente avec elle. La ligne des hanches et la ligne des épaules sont parallèles, le tronc n’est pas déformé.
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L’inclinaison et la hauteur de la jambe soulevée n’est limité que par notre souplesse. Les muscles de la jambes d’appuis se contractent, s’étirent, et via cet étirement ils s’assouplissent.
Arrivé à mon « point de rupture », au delà duquel l’équilibre est rompu, je travaille sur le maintien statique ou je recherche à explorer l’espace postérieur en cherchant une extension de plus en plus poussé (du haut du tronc: du buste) vers l’arrière. L’extension du tronc vers l’arrière et des bras verticalement dans le plan sagittal font l’office des appuis externes. C’est un moment ou j’ai l’impression d’être en apesanteur, qui dure plusieurs secondes avant d’être attiré inévitablement par la gravité.

L’autre point de différence entre le shiko « classique » se tient sur la position du tronc. En aunkaï il e