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Le shintaïjiku, beaucoup se posent la question, non de son utilité, car tous les tanren d’aunkai rentreraient dans cette catégorie, mais sur la façon correcte de l’exécuter.

Au delà même de son exécution, qui ne doit pas simplement se limiter à une singerie pure et simple, c’est le retour des sensations qui intrigue.

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Quelles sont les sensations à rechercher, que faut-il sentir?
« Et pourquoi étire-t-on un bras vers le haut et un bras vers le bas à un moment si le but de l’exercice est de garder le juji en tournant? »
Voici le genre de questions que se posent certains débutants. Que dire là-dessus, à part essayer de décrire ses propres sensations? Rien, juste espérer qu’elles soient justes!

Je crois qu’il y a comme deux dimensions dans l’exécution des tanren. La première insiste sur la prise de conscience de son corps et la deuxième prends compte de la dimension martiale d’une forme. Parler d’une dimension martiale dans l’exécution d’une forme d’un bujutsu peut paraître paradoxale en soit, pourtant il n’en ai rien. Un bujutsu est un état de corps, au delà d’être une technique il n’est donc pas étonnent de voir et d’exécuter des formes qui semblent être aux antipodes d’une technique martiale.

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Pourtant les tanren d’aunkai regorgent de ces subtilitées qui risquent de passer inaperçu à première vue. Et exécuter les mouvements dénués de tout fond s’apparente juste à une singerie sans fond et finalement sans fond donc sans aucun intérêt. Je n’ai vraiment apprécié Shintaïjiku que le jour ou j’ai saisi son application martiale. Au départ je m’appliquais à le faire correctement en essayant de reproduire une forme mais qui était vidé de son fond.

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Garder la même hauteur lors du déplacement et l’étirement des bras faisant tourner la croix dans une spirale qui fait penser le mouvement au tourbillon d’une hélice, à des pales d’un moulin à vent. L’enroulement des bras entraîne la croix faisant vriller le rachis (la colonne vertébrale) à l’unissant de la vrille exercée par les jambes sur le bassin. La croix, c’est une dynamo, le contact pris avec l’adversaire absorbe, grâce à l’extension des membres, la pression (la force) exercé et la redistribue à travers le mouvement hélicoïdal.

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Le STJ peut se faire tant en statique qu’en mouvement. Et encore là, on peut le faire autant en avançant qu’en reculant. C’est toute la richesse des tanren d’aunkai, qu’on peut exécuter en solo, avec un bâton ou en tandem.
L’essentiel doit se résumer, je crois, dans la pratique. Mais dans une pratique intelligente, ou la réflexion accompagne chaque pas qu’on fait.

Que rajouter d’autres? Si ce n’est; bon entraînement!

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